Un étang est un plan d'eau d'origine naturelle ou
artificielle, de faible profondeur. Il est alimenté
essentiellement par son bassin pluvial.
Il s’agit d’une masse d'eau continentale dont
l'accumulation est parfois naturelle mais le plus souvent artificielle.
Dans la plupart des cas, sa vocation première est ou a
été piscicole.
I
– Les différents types
d’étangs
L’identification du type de plan d’eau
dépend notamment de l’origine de l’eau
d’alimentation. Il existe principalement trois types
d’étangs :
L’étang
fermé ou en déblai :
L’étang fermé est
généralement alimenté directement ou
indirectement par les eaux pluviales et eaux de ruissellement (pas
d’apport pendant la saison sèche), les eaux
souterraines (alimentation par la nappe phréatique, par
infiltration dans l'étang) ou bien encore par un plan
d’eau.
L’étang
dérivé ou en dérivation :
L'étang en dérivation est alimenté
indirectement par gravité ou par pompage par un canal de
dérivation qui devient alors le canal principal
d'alimentation, à partir d'une source, d'une
rivière, d'un lac ou d'un réservoir.
Le débit d'eau est contrôlé par un
ouvrage appelé prise d'eau. Ce type
d’étang possède une arrivée
d'eau et une sortie d'eau.
L’étang
ouvert ou de barrage :
L’étang ouvert est établi en
règle générale par construction d'une
digue et alimenté directement par les eaux d'une source,
d'un cours d'eau ou d'un réservoir voisin. Ce type
d’étang possède également
une arrivée d'eau et une sortie d'eau. La protection de la
digue contre les crues exige la construction d'un déversoir.
II
– Conseils pour la création et
l’exploitation de l’étang
Réglementation
:
La réglementation à respecter en ce domaine est
imposante : règles générales
d’urbanisme, police des eaux, police de la
pêche… En fonction de la superficie et de la
profondeur de votre plan d’eau, la réalisation
nécessitera diverses déclarations
préalables auprès des autorités
compétentes.
Il est tout d’abord nécessaire que les
règles du plan local d’urbanisme
n’interdisent pas le creusement d’un
étang dans la zone considérée.
Ensuite, une déclaration préalable
s’impose si la création de
l’étang nécessite des travaux qui
portent sur une superficie supérieure ou égale
à 100 m² et dont la hauteur
d’exhaussement ou la profondeur d’affouillement
excède deux mètres.
En revanche, si les travaux portent sur une surface
supérieure à deux hectares et concernent un
affouillement ou un exhaussement de plus de deux mètres, un
permis d’aménager sera impératif.
Au regard de la police des eaux, la création d’un
plan d’eau nécessite :
-soit une autorisation du préfet si sa superficie est
supérieure ou égale à trois hectares,
-soit une déclaration si sa superficie est comprise entre un
et trois hectares.
L’étang peut être alimenté
par des eaux de pluie ou de source. Mais si l’alimentation en
eau doit provenir d’un cours d’eau, il y aura lieu
de respecter un régime d’autorisation ou de
déclaration en fonction du volume d’eau
prélevé sur ce cours d’eau.
La réglementation de la pêche va
s’appliquer aux étangs non munis d’un
dispositif permanent empêchant la libre circulation du
poisson entre le plan d’eau et les eaux libres avec
lesquelles il communique et dans lesquelles la vie piscicole existe de
manière continue.
Entretien
:
Le fond de l’étang constitue la couche
supérieure et active du sol en relation avec l’eau
de l’étang. Ce fond doit être
régulièrement entretenu car il possède
un rôle fondamental dans l’équilibre de
l’écosystème de
l’étang.
Les fonds de tous les plans d’eau connaissent une
accumulation de sédiments à plus ou moins grande
vitesse. Deux niveaux d’entretien sont possibles.
L’entretien
préventif :
L’entretien préventif est
réalisé en situation normale après la
vidange de l’étang qui doit être
régulière. Cet entretien prévoit
notamment de laisser en assec quelques semaines afin
d’assurer une minéralisation des vases.
La vidange est l’ensemble des opérations ayant
pour objet la mise à sec d’un plan d’eau
et nécessite une déclaration
préalable. La durée de vidange dépend
du volume d’eau de la retenue et du débit de
vidange. Afin d’assurer une bonne gestion de
l’étang, il est conseillé de
réaliser une vidange au moins tous les 3 ans.
L’entretien
curatif :
L’entretien curatif s’impose à
l’étang possédant une couche de vase
conséquente soit par digestion des vases, soit par curage.
Le processus de digestion des vases permet de faire fondre la vase en
assurant sa minéralisation par
l’activité bactérienne, qui
accélère la dégradation de la
matière organique contenue dans la vase et contribue ainsi
à l’assainissement du fond de
l’étang.
Le curage :
Il permet d’éliminer les matières peu
ou pas décomposables. Le curage se réalise
plusieurs mois après la vidange. La législation
(art. L. 214-1 et s. et article R. 214-1 et s. du Code de
l’environnement) impose au propriétaire de trouver
une solution pour évacuer les boues.
Exploitation
de l’étang :
Il faut distinguer selon que l’on se situe en eaux libres ou
en eaux closes.
Sont considérées comme « eaux closes
» : les plans d’eau sans aucune communication avec
les eaux libres ou dont la communication ne permet pas le
développement de la vie piscicole ou qui pour une raison
exceptionnelle échappent à la
réglementation de la pêche, sont des eaux dites
closes.
Ces eaux échappent à la réglementation
des associations de pêche. Le propriétaire de
l’étang sera également
propriétaire du poisson qui y croît. Il peut
exploiter lui-même son étang ou bien en disposer
au profit de tiers en le louant pour la pêche ou la chasse au
gibier d’eau.
Toutefois, le propriétaire ou le gestionnaire d’un
plan d’eau peut demander expressément au
Préfet du département
l’assujettissement dudit plan d’eau à la
police de la pêche en eau douce.
Sont considérées comme « eaux libres
» : les cours d’eaux, canaux, ruisseaux ainsi que
les plans d’eau en communication avec le réseau
hydrographique. Il s’agit donc des eaux courantes et de la
plupart des étangs et des lacs.
La réglementation de la pêche est en ce cas
applicable : dates d’ouverture et de fermeture, obligation
pour tout pêcheur d’adhérer à
une association agréée, obtention d’une
carte de pêche…
III
– Conseils pour la transaction d’un
étang :
La valeur transactionnelle d’un étang
dépend de nombreux éléments :
-Type d’étang
-Situation géographique
-Qualité environnementale et technique
-Surface
-Entretien général
-Contenu piscicole éventuel
-Rareté du bien au regard du secteur
Pour toute estimation et
transaction, n’hésitez pas à contacter
l’agence Phima Relations de votre secteur. Nos conseillers
vous assureront un service de qualité.
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